1 an. 365 jours. Un tour autour du soleil.

6 nov. 2017

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Hier, notre fille a eu un an. L'occasion de regarder un peu par dessus notre épaule, pour voir le chemin parcouru. L'occasion aussi de lui faire encore plus de câlins que d'habitude, encore plus de bises sur ses joues rebondies (comme si j'avais besoin d'une excuse pour ça...).

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Du 5 novembre 2016 au 5 novembre 017

Le 5 novembre 016, à 7h20, après une nuit très compliquée, j'avais dans mes bras une petite créature un peu fripée. Les premiers temps ont été difficiles : l'allaitement s'est révélé difficile à mettre en place, notre modèle de bébé était du genre insomniaque, et ce grand saut dans la vie de parents était assez éprouvant.

D'autant plus éprouvant d'ailleurs que l'arrivée de cette petite fille n'était pas prévue aussi rapidement ! On voulait se laisser au moins un ou deux ans avant de se lancer dans la parentalité, mais la nature en a décidé autrement. Et avec le recul, on est bien contents ! Au début de ma grossesse, je me disais souvent qu'on n'était peut-être pas prêts. J'ai beaucoup cogité (entre deux vomitos), et en fait, je pense qu'on peut toujours trouvé une raison pour se dire que ce n'est pas le moment (bonne ou mauvaise, la raison, ce n'est pas la question). Notre situation n'était pas idéale mais rien ne nous disait qu'elle le deviendrait un an ou deux (ou 10) plus tard.

Bougie

Malgré cette grossesse imprévue (et franchement pourrie, soyons honnêtes), les difficultés, les nuits trop courtes, l'hospitalisation pour une bronchiolite à 5 semaines... Je n'échangerais ma place pour rien au monde. Nous avons une petite fille formidable, qui fait des progrès incroyables (comme tous les bébés : c'est fou la quantité de choses qu'ils doivent apprendre, et la vitesse à laquelle ils apprennent ça !). J'ai la chance de pouvoir la garder avec moi, de pouvoir l'accompagner dans tous ces apprentissages, et j'adore ça.

Oui, certains jours j'ai envie de hurler parce qu'elle a décidé qu'elle serait pénible.

Oui, quelques fois j'en ai RAS LE BOL (c'est le cas de le dire) de nettoyer son chantier après le repas (merci la DME).

Oui, quand elle me réveille en plein milieu de la nuit alors que je me suis totalement ré-habituée aux nuits complètes, ça me soûle au plus haut point.

Mais il y tellement de moments qui rattrapent ça...

Quand elle fait des blagues, et qu'elle s'approche de nous comme pour nous faire un câlin, et se recule au dernier moment en hurlant de rire.

Quand elle nous regarde avec un air super fier après avoir réussi à clipper des clippos.

Quand elle vide intégralement le meuble télé des jeux super nes qu'il contient, et que quand on lui dit «Qu'est ce que tu es en train de faire là ?» en fronçant les sourcils, elle les «range» vite en tas sur l'étagère.

Quand elle sourit de toutes ses (10 !) dents en nous voyant ouvrir la porte à la fin de sa sieste.

Et tellement, tellement d'autres...

Et les choix de vie dans tout ça ?

Il y a un adage qui dit «Avant, j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants». 

Pour l'instant (et je touche du bois pour que ça dure), je n'ai pas vraiment eu à renier mes principes. Peut-être parce que j'ai eu la chance de grandir entourée d'enfants, peut-être parce que j'ai plein de neveux et nièces, peut-être parce que j'avais lu énormément de choses, et que je m'attendais à pas mal de choses.

J'avais dis «Pas de couches lavables !», et puis finalement... Bah si !

On continue vaille que vaille la DME, parce que notre fille adore manger seule, et qu'elle progresse beaucoup en motricité fine. En parlant de motricité d'ailleurs, je vous reparlerai de la motricité libre, qui est un principe qu'on a appliqué sans le savoir au début, puis en toute connaissance de cause maintenant. On continue l'allaitement aussi, ce qui fait hausser pas mal de sourcils. Et le portage : zéro poussette depuis un an. 

On est bien dans nos bottes. En tant que parents, et en temps que famille. On a trouvé notre équilibre, on a gardé le cap (en appliquant souvent la fameuse méthode du «oui oui» face aux conseils non sollicités), on est biens.

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